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dimanche 16 avril 2017

3ème rencontre annuelle des locuteurs de miyako

Ce dimanche avait lieu la troisième rencontre annuelle des locuteurs de miyako, le dialecte de l'île du même nom. Point d'orgue de la soirée, Kenan Célik a conquis l'audience, une fois n'est pas coutume, avec sa prononciation impeccable et ses nombreux jeux de mots qui ont provoqué des éclats de rire généralisés.

 


 
 

lundi 6 février 2017

La chanson de Marumabonsan


Après avoir passé la nuit sur la plage de Sonaï, en retournant à Shirahama au petit matin pour tenter de nouveau de rencontrer M. Nagasaki, mon regard avait été captivé par cette île minuscule et irréelle, et ses habitants feuillus dont je me demandais alors s'ils étaient heureux.

De retour au boulot quelques jours plus tard, je montre la photo de ce qui s'avère être l'île de Marumabonsan au manager M. Nakayama, qui m'apprend que l'endroit est célèbre et inspire aussi les chanteurs populaires :



samedi 18 juin 2016

Miyako Rock Fest 2016 (Plage de Tsuriba)


Scott Murphy, natif de Chicago et qui vit à Tokyo depuis un an et demi, bassiste du groupe Mono Eyes.


Le Miyako Island Rock Festival a lieu tous les ans sur la plage de Tsuriba.


Nous pensons d'abord nous infiltrer jusqu'à la scène par la mer. Mais Hitoshi vient nous rappeler à l'ordre sur son stand-up paddle: il serait dangereux de nager trop loin à cause des courants.






Finalement nous accédons au backstage sans difficultés.




Tomoya Kanki, le batteur de One OK Rock.


Et ses tatouages impeccables.


Le groupe Tokyo Ska Paradise Orchestra.






mercredi 8 juin 2016

Shimoji Isamu

Le premier juin, en surfant à la plage de Yoshino, je rencontre Naoya, un surfeur aux beaux tatouages de carpes qui recouvrent ses épaules et descendent en cercles des deux côtés de sa poitrine. En discutant entre deux vagues, il me demande si je parle le miyako (un dialecte local transmit oralement, surtout utilisé par les anciens). Je réponds que pas encore mais je compte m'y mettre et que pour le moment j'apprécie la musique de cette langue, qui à mes oreilles oscille entre l'italien et le coréen. Après m'avoir donné quelques termes (midun: "petite copine", bikkidun: petit copain, gudun: taré), il me conseille d'écouter le nouvel album de Shimoji Isamu, un chanteur du cru qui chante en miyako.

Nous allons donc à Tsutaya, un magasin de vente de livres et de CDs et de locations de films, pour chercher l'album en question. Son tout dernier album n'est pas encore en vente, nous annonce un vendeur, mais il y a deux de ses albums récents. Comme "The Golden Language" reprend des titres anciens en japonais, j'opte pour l'autre, "The Human Gift".  



Les premières chansons sont en miyako et mettent tout le monde en joie dans la voiture alors que nous nous mettons à chanter au son de la Ariya dance. Chaque chanson évoque un personnage et son activité ("L'homme qui voyage", "L'homme qui s'inquiète" etc.). Naturellement,  "L'homme qui travaille" devient mon hymne que je fredonne pour faire passer le temps au boulot.


「働いて、働いて
幸せを
ありがとう
働いて、働いて
みんなのために
ありがとう」

"...Homme qui travaille / qui travaille
Bien chaleureusement / je te remercie
Homme qui travaille / qui travaille
Pour la communauté / je te remercie..."

Etant devenu instantanément fan, je poursuis ma quête de son album le plus récent, celui que m'a conseillé Naoya, au Miyako Records, le plus ancien magasin de musique de l'île.


Nous n'y trouvons pas l'album, mais une compilation de ses 10 ans d'activité, où toutes les chansons sont en miyako, compilées sur deux disques, l'un dédié au calme (静 sei) et l'autre à la fête (動 dou).